La saison 2026 de la WNBA sera composée de 15 franchises, grâce à l’addition cette année d’une équipe à l’Ouest, le Portland Fire, et de la seule équipe au Canada, le Toronto Tempo.
Le 3 avril dernier, ces deux nouvelles franchises ont pu sélectionner une joueuse non-protégée de chaque équipe existante dans la ligue. Seul le Chicago Sky a négocié avec Toronto et Portland pour garder ses joueuses, en échange de picks de draft.
C’est ainsi que Sandy Brondello et son staff ont choisi en première position Julie Allemand, la meneuse belge de 29 ans, qui évoluait aux Los Angeles Sparks la saison dernière.
Cette addition, bien qu’appréciée des fans du Tempo, a beaucoup surpris, car cela implique que la championne d’Europe 2023 et 2025 n’était pas protégée par l’équipe californienne.
Aujourd’hui, Julie Allemand pourra guider la jeune Kiki Rice dans sa première année en WNBA, et après son triomphe en NCAA avec UCLA. La Belge apporte son expérience et sa mentalité de gagnante, avec plusieurs titres de championne de France et un d’Eurocup avec l’ASVEL, mais aussi récemment en Turquie avec le Fenerbahçe.
Elle s’est confiée sur son départ de Los Angeles au micro de Who Got Next, un média français de basketball féminin,
“Tu le devines, tu essaies de savoir avec ton agent, qui va être protégé ou pas (pour la draft d’expansion), mais j’avais une envie de partir de LA,” a dit Julie Allemand pendant le media day du Fenerbahçe en début de semaine. “J’étais contente quand j’ai appris que j’étais pas protégée, et encore plus quand j’ai appris que Toronto me prenait.”
La Belge pensait d’abord quitter la Californie pour Portland, avant de recevoir un appel de son agent, une heure avant la draft, pour lui indiquer qu’elle serait le premier choix de la franchise canadienne, ce qui signifie beaucoup pour les deux parties,
“Je suis super contente, parce qu’ils ont vraiment envie de travailler avec moi,” a dit Julie. “C’est une nouvelle franchise, et je suis quelqu’un qui aime écrire les histoires, je l’ai vécu à l’ASVEL, on avait recommencé quand Tony (Parker) est arrivé, c’est le genre de chose qui me donne encore plus envie de me battre.”
Alors que le premier entraînement officiel du Tempo a eu lieu en ce dimanche 19 avril, sa première signature n’est pas encore arrivée à Toronto, ayant de grandes échéances en Euroleague avec la finale d’Euroleague avec le Fenerbahçe ce même jour. Mais elle semble avoir hâte de connaître l’été en Ontario, et de jouer devant les fans du Tempo.

